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PERSPECTIVES MACRO - L'économie mondiale à la recherche d'une nouvelle dynamique ?

21.03.2014

Retrouvez chaque mois un décryptage macroéconomique de Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management.

« La perception du cycle économique global oscille, depuis l'été dernier, entre une vision plutôt optimiste, qui reflèterait le retour de la croissance et la sortie de crise, et une vision plus inquiète relevant les points d'achoppement qui invalident ou retardent la convergence vers cette trajectoire plus vertueuse.


Pour éviter d'accentuer et d'amplifier ces changements d'anticipation en accroissant l'incertitude, les principales banques centrales sont restées neutres dans leur stratégie. Elles maintiendront dans la durée des taux d'intérêt très bas tout en en accentuant l'impact par l'usage des "guidages prospectifs" (forward guidance en anglais), ces projections de la politique monétaire mise en œuvre pour caler les anticipations des acteurs privés. 
Les investisseurs passent d'un scénario à l'autre, ce qui se traduit parfois par des mouvements forts sur les marchés financiers, notamment sur les actifs risqués. On relève cependant un penchant vers les actifs des pays industrialisés. En conséquence, dans ces pays ou zones, les taux d'intérêt restent bas, sans velléité de remontée, et les actifs risqués sont bien valorisés. Ainsi, les indicateurs de valorisation sur les marchés d'actions sont-ils élevés et les écarts de rémunérations entre obligations d'entreprises et d'Etat très réduits. En revanche, les actifs des pays émergents ont été fragilisés. La perception du cycle global s'est orientée sur le leadership des pays industrialisés, les Etats-Unis principalement, au détriment des pays émergents, ce qui a modifié les arbitrages. Ce phénomène a été amplifié par les  incertitudes récentes.


Ces points reflétant le sentiment global toujours hésitant doivent être précisés pour mieux percevoir les enjeux immédiats sur le cycle économique. Car il y a deux niveaux d'analyse. D’un côté la dichotomie entre pays industrialisés et pays émergents, de l’autre  des interrogations, au sein des pays industrialisés, sur leur capacité à prolonger l'expansion et permettre une sortie définitive de la crise.»

 

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